En décembre 1954, Marilyn Monroe (MM) prend l’avion de Los Angeles pour New York, sous le pseudonyme de Zelda Zonk (ZZ). La dualité et la bipolarité sont clairement au centre de sa vie. Star blonde sexy créée par Hollywood, elle veut affirmer l’autre face de sa légende, celle d’une femme avide de connaissances, désireuse de progresser sans limites dans son art de comédienne. Elle se rend à l’Actors Studio de Lee Strasberg, commence une psychanalyse, fréquente des écrivains, des artistes, épouse Arthur Miller. Mais les hommes sont pour elle une longue suite de déceptions.

Elle veut aussi se donner les moyens de parler aux studios sur un pied d’égalité ou presque, et choisir ses rôles. Pour cela, elle fonde sa propre société de production, un défi énorme pour l’époque, un pied de nez risqué à la domination sans limites des nababs du cinéma américain, exclusivement des hommes. C’est un geste audacieux, courageux, qu’on lui a peut-être fait payer.

En tout cas, la nouvelle vie sur la Côte Est semble lui convenir. Elle aspire à jouer de grands rôles dans de bons films, étoffe son jeu d’actrice, toujours sur la corde du funambule, fascinant les foules.

Mais son retour à Hollywood lui sera fatal. Elle est de santé fragile, enchaîne les interventions chirurgicales et les traitements de l’âme, même si elle garde des moments joyeux et conquérants.

On la suit jusqu’à la nuit du 4 août 1962, où l’étoile s’éclipse (on découvre les propos rapportés de deux lettres jusqu’ici inédites du Dr Greenson écrites peu après sa mort et qui reviennent sur la dernière journée de la star). Une éclipse définitive ? Non. Marilyn demeure l’icône absolue, éternelle source d’enchantement. Fragments nous fait entrer dans son intimité la plus profonde.

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